Apprendre le français

Enseignement primaire

Depuis 2007, avec le soutien de le Bureau français de Taipei et L’Alliance française de Taïwan, un programme d’enseignement du français auprès du jeune public (7 à 11 ans) a été mis en place. L’objectif est double :

  1. Former des animateurs et jeunes professeurs de français, qui enseignent dans les clubs de français des écoles primaires et pendant les camps linguistiques.
  2. Organiser deux fois par an, pendant les vacances scolaires du nouvel an chinois et l’été, des camps d’initiation à la langue française. Depuis 2011, ces camps se déroulent à l’Alliance française de Taïwan.

Depuis 2013, les jeunes apprenants de français peuvent passer le diplôme DELF prim, niveau A1.1, A1 et A2.

 

Enseignement secondaire

Au premier semestre 2013, le français est enseigné dans 101 lycées à Taïwan, avec 240 classes pour 7292 étudiants. Le français reste la deuxième langue la plus étudiée à Taïwan, exception faite de l’anglais.

 

Les autres langues secondes enseignées en 2013 dans les lycées sont le japonais, l’allemand et l’espagnol. Le japonais est la langue la plus enseignée,  avec 1071 classes pour 39 229 étudiants. Le français est enseigné majoritairement à Taipei mais il est également présent dans de nombreux lycées  à Taichung, Tainan et dans les districts de Kaoshiung et Taoyuan.

 

Depuis 2011, trois lycées proposent une option intensive de français (6 heures par semaines) à Taipei, Taoyuan et Tainan, à titre expérimental. En général, les lycéens qui optent pour le français bénéficient de deux heures de cours hebdomadaires. Il est une matière obligatoire dans quelques lycées renommés, comme en première année du lycée Yongchun à Taipei.

 

Depuis 2011 également, une assistante du programme officiel d’assistants de langue (CIEP, MOE et BFT) est entièrement dédiée à l’enseignement du français dans les lycées de Taipei. Elle intervient ponctuellement dans une vingtaine de lycées, auprès des enseignants taïwanais, afin d’offrir aux apprenants un contact privilégié avec un jeune locuteur natif et soutenir les enseignants dans la mise en place d’activités communicatives.

 

Le français, le japonais, l’allemand, l’espagnol et le russe ont été introduits à titre expérimental en 1996 dans le cadre de la mise en place d’un enseignement des langues étrangères optionnelles dans l’enseignement secondaire, uniquement au niveau du lycée. L’anglais y est une matière obligatoire. Au début de l’expérimentation, le français était présent dans six lycées. Depuis, le français est proposé au choix entre plusieurs LV2 et a connu un réel essor. Les lycées bénéficient d’une subvention semestrielle du gouvernement (MOE) pour assurer les rémunérations des professeurs de langues. La demande doit être faite par l’établissement. Cette aide s’adresse aussi bien aux lycées publics que privés. Cette organisation a pour conséquence que la forte majorité des enseignants de français dans les lycées sont vacataires.

 

Depuis 2004, le Ministère de l’éducation taïwanais met en place chaque année un « Advanced program » ouvert aux étudiants ayant déjà un niveau avancé en anglais. Les étudiants de ce programme bénéficient de quatre heures  supplémentaires de langue seconde de leur choix (le français, l’espagnol ou le japonais) enseignées chaque samedi matin dans un des établissements de leur ville.

 

En 2013, une quinzaine de lycées taïwanais a un échange, voire un jumelage, avec un lycée français.

 

Pour consulter l’enquête 2013-2014, merci de la consulter sur le site de l’Association des Professeurs de Taïwan (APFT).

Il est désormais possible aux lycéens taïwanais de se présenter aux premières unités du DELF Junior (cf. chapitre sur les certifications de français langue étrangère).

Enseignement supérieur

Le français en majeure

Il existe à Taiwan six départements universitaires où le français est enseigné, ce qui représente environ 2 000 étudiants : L’Université de la culture chinoise, Fujen, Tamkang, Nationale Centrale, Wenzao et Cheng-Chi. La licence de langue française s’obtient en quatre ans et le master en deux ans. L’Université Wenzao offre également aux étudiants la possibilité d’intégrer un cycle qui inclut les trois années de lycée, les apprenants bénéficient alors de 7 ans de formation.

Afin d’optimiser les débouchés professionnels de leurs étudiants, les départements universitaires où le français est enseigné multiplient les partenariats avec des universités françaises permettant la mise en place de double cursus et/ou créent des filières de français de spécialité. Depuis 2011, la majorité des départements exigent de leurs étudiants d’obtenir le DELF B1 à la fin de leur troisième année de licence, pour valider leurs compétences par l’obtention d’un diplôme internationalement reconnu et valable à vie.

Le français en mineure

15 universités généralistes proposent le français en cours optionnels. La plupart du temps, il est à choisir parmi d’autres langues étrangères secondes comme le japonais, l’allemand ou l’espagnol. Les départements qui le proposent dans leurs cursus ont souvent un rapport avec les langues, la musique, l’art, le droit ou la gestion. Le français est généralement enseigné pendant deux ans, en 2ème et 3ème années, à raison de deux à trois heures par semaine selon les universités.

7 universités de technologie proposent le français en tant que matière optionnelle de leur tronc commun ou bien dans leurs départements de langues étrangères appliquées. Le français peut y être suivi pendant un an (en 4ème année) ou deux (en 3ème et 4ème années).

Certaines écoles militaires proposent également du français, sous forme de stages intensifs de 52 semaines, ou bien en tant que seconde langue étrangère avec cours d’expression orale et écrite.

Ecoles de langue

Il existe à Taiwan de nombreuses écoles de langue, publiques et privées, où le français est enseigné.

Le Bureau français de Taipei apporte son soutien à l’Alliance Française de Taiwan, qui fait partie du réseau du millier d’alliances françaises dans le monde et dispose d’un centre à Taipei et d’un autre à Kaohsiung. Il travaille également en lien étroit avec les principaux centres de langue, comme celui de l’Université Nationale centrale de Taïwan.